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S'épanouir

La grande désillusion de la vie

Je me suis posée énormément de questions sur la façon dont j’allais pouvoir aborder la notion d’épanouissement sur ce blog. C’est un sujet qui me paraît casse-gueule tant il est subjectif, et pourtant impossible à mettre de côté puisque nous y sommes tous plus ou moins sensibles. C’est aussi une des questions les plus traitées de notre génération. Mais tant pis, je me lance dans ma petite introduction sans prétention et à ma sauce, peut-être qu’on s’y retrouvera ensemble.

L'école

Tout commence à l’école, pour citer Idriss Aberkane, notre système éducatif c’est un grand buffet à volonté, à priori un vrai paradis jusqu’à ce qu’on nous donne les règles à suivre :  « Tu dois tout bouffer, tout, jusqu’à la dernière assiette ! Et tout ce que tu as laissé, ça sera porté sur l’addition. » J’adore cette image ! 

En somme, on apprend, on recrache, on laisse des professeurs enseigner un programme imposé, puis nous juger sur notre capacité à l’absorber ou non. Dès notre plus jeune âge, le jugement par autrui fait partie intégrante de nos vies, on nous apprend à l’accepter sans le questionner. Pire, on nous pousse à croire que ces jugements ont une telle valeur qu’ils définissent qui nous sommes. Notre réalité est mise en boîte. 

Buffet
by Sarah Shaffer @sarah_elizabeth

Ces rengaines

Burn out
by Ante Hamersmit @ante_kante

« Je n’aime pas les maths, mais j’y arrive je suis bonne en math donc je suis une matheuse. »
« J’adore lire, je suis bonne en français oui mais entre les sciences et la littérature il faut choisir, je ne peux pas être les deux. »

« Je suis mauvaise en sport, je suis en surpoids cela m’est désagréable, je suis nulle en sport je n’aime pas le sport. » « Je suis plus grande que tout le monde, ce n’est pas jolie, je ne suis pas jolie. » 

« Je bavarde trop, j’aime parler avec mes copains, j’ai un problème d’attention. »
« J’aime les trucs de garçon alors que je suis une fille, je ne suis pas normale. » 
« Je n’ai que des mauvaises notes je ne pourrais pas faire le métier que j’aime, je suis trop nulle…  » 

OK, je noircis le tableau quoi que, pour certains, pas tellement… mais vous voyez où je veux en venir ?  Voilà comment nos esprits sont gentiment structurés et comment nos premières croyances limitantes voient le jour. Nous acceptons que notre valeur et notre estime de nous soient limitées, du moins dans un premier temps, à des jugements extérieurs.

Notre pensée

Évidemment nous réagissons tous de manière différente face à ces circonstances qui dressent la base de notre façon de penser. Mais pour beaucoup d’entre nous, notre réalité est faussée, nous sommes compartimentés et nos pensées avec.  Très vite nos rêves sont étouffés, nos objectifs sont hors de portée puisque notre « case » n’y correspond pas ➙ ce n’est pas réalisable donc on s’arrête là.  

D’autres choisissent de satisfaire un schéma tout tracé, avec détermination (classique : situation professionnelle, foyer, mariage, enfant),  l’obtiennent mais, parfois, ne comprennent pas pourquoi cela ne suffit pas, pourquoi ils ne se sentent pas plus « heureux » ? Comblés ? Épanouis ?

Burnout
by Meghan Holmes @yellowteapot

Les autres

Quand on en voit d’autres y arriver là où on ne pense qu’échouer, nous nous interrogeons  un instant sur nos capacités. Puis, nous trouvons rapidement des excuses qui sont d’ailleurs, pour la plupart, des jugements infondés. « Il est plus grand, elle est plus belle, il a plus d’argent, on ne vit pas au même endroit, elle a une vie parfaite, il ne connaît pas la souffrance, elle n’a jamais eu d’accident, il est gaucher, c’est dans les gênes, la culture, la religion… » J’en passe et des meilleurs.

envie
by master1305 | freepik

Mon premier pas

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on commence à percevoir comment notre esprit fonctionne et pourquoi nous ressentons telles ou telles émotions, c’est là que l’on comprend que rien n’est inéluctable.

Il m’aura fallu 24 ans de vie pour comprendre que j’avais le droit de remettre en question notre système et la manière dont cela me poussait à percevoir la vie, et encore plus de temps pour commencer à identifier ce mode « par défaut » que mes pensées ont toujours suivies et qui est à l’origine de tellement de mal être et de limitations.
Mon premier pas je l’ai fait quand j’ai décidé de sortir de ma zone de confort, quand de but en blanc j’ai annoncé à mes parents (qui m’ont toujours soutenus dans tous mes choix de vie) que j’allais partir à l’autre bout du monde avec une inconnue et un sac sur le dos, vers des pays en développement. Radical ? Peut-être mais ces 3 petits mois de vie  ont tout bouleversé pour le pire mais surtout pour le meilleur, un sujet sur lequel je reviendrai dans des articles plus approfondis afin que nous puissions échanger ensemble.

Finalement, je remercie, malgré tout, cette époque dans laquelle nous vivons car elle nous permet aussi d’avoir accès à des outils dont nous avons besoin pour avancer avec nous-mêmes, mais aussi avec les autres dans un sentiment de compréhension mutuelle et de bienveillance, c’est là que commence le chemin… ღ

india
by shanu D @handheldtones
Si cette introduction vous parle faites-le moi savoir en commentaire afin que j'oriente les prochains articles sur le sujet : idées, pensées, outils, exercices, actions.
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